Le souffle des 20 ans !

En 2001, quatre amis instrumentistes encore étudiants, décidèrent de constituer un ensemble de clarinettes. D’emblée enthousiaste, l’accueil du public les conforta dans leur choix : la belle aventure du Quatuor Anches Hantées commençait !
Deux décennies plus tard, la formation a atteint un niveau de reconnaissance, de diffusion et de notoriété que peu d’ensembles à vent ont connu ou connaissent à ce jour.

Une relation forte et singulière
« Le Quatuor Anches Hantées démontre une extraordinaire souplesse et se plie aux plus étonnantes exigences techniques » (Diapason) : si les commentateurs s’accordent pour louer l’exceptionnel degré d’aboutissement technique et musical de l’ensemble, son succès tient beaucoup aussi à la relation aussi forte que singulière que, pas à pas, il a su nouer avec l’auditoire.
A la chaleur et la conviction que les Anches Hantées apportent à la transmission de la musique, s’ajoute l’atout de programmes aussi cohérents qu’originaux, qui ont contribué à attirer un public novice à la musique dite « classique ».
Ainsi, dans sa recherche de formes de concert plus ouvertes, le quatuor n’a-t-il pas hésité par exemple à associer musique et bande dessinée pour un spectacle très applaudi avec Philippe Geluck en 2011. Plus récemment, c’est avec le comédien Jean Manifacier que les musiciens ont travaillé pour « Ma Mère l’Oye », un « Voyage au Pays des Contes » qui illustre l’importance qu’ils accordent depuis toujours au jeune public.

Fanny M.

Le QAH prend sa part de mise en lumière du matrimoine à travers une partition emblématique d’une compositrice dont la musique – parce qu’essentiellement de chambre ou de salon ? – reste encore trop souvent au fond du tiroir…

Ici, le Quatuor à cordes en mi bémol majeur de Fanny Mendelssohn , transcrit fidèlement par Laurent Arandel, dialogue avec l’Opus 18 n° 1 de Beethoven que les musiciens se sont approprié avec exigence à même la partition. L’on connaît l’admiration que nourrissaient les Mendelssohn pour leur aîné et l’influence décisive que ses derniers quatuors notamment ont exercé à travers les siècles sur des générations d’auteur·es. Richard Dubugnon revendique ouvertement cette filiation. Une décennie après leur première collaboration, le QAH lui a commandé un mélodrame. Ainsi est née la Lettre à l’immortelle bien-aimée.

Musicienne, mariée et mère, telle fut la destinée de Fanny Hensel, née Mendelssohn, alias Fanny M.

avec Didier Sandre, sociétaire de la Comédie Française